{"id":360,"date":"2025-06-08T12:30:42","date_gmt":"2025-06-08T10:30:42","guid":{"rendered":"https:\/\/aucoeurdemesnuits.com\/?p=360"},"modified":"2025-06-07T13:36:55","modified_gmt":"2025-06-07T11:36:55","slug":"paris-fatigue-majorque-respire","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/aucoeurdemesnuits.com\/?p=360","title":{"rendered":"Paris fatigue, Majorque respire"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: courier new, courier, monospace;\"><em>C\u2019est l\u2019histoire d\u2019un mec en arr\u00eat.<\/em><\/span><br data-start=\"1583\" data-end=\"1586\" \/><span style=\"font-family: courier new, courier, monospace;\"><em>Pas que de travail.<\/em><\/span><br data-start=\"1605\" data-end=\"1608\" \/><span style=\"font-family: courier new, courier, monospace;\"><em>En arr\u00eat de tout ce qui le tirait vers le bas.<\/em><\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Parfois on ne r\u00eave pas d\u2019un nouveau d\u00e9part. On veut juste une issue. Un souffle plus large, un quotidien qui n\u2019\u00e9trangle plus. Ce texte, c\u2019est une pause. Un arr\u00eat sur image entre Paris qui use, Majorque qui apaise, et tout ce que j\u2019attends encore. Entre fatigue, justice, et un peu d\u2019espoir.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" data-start=\"258\" data-end=\"349\">Il y a des p\u00e9riodes o\u00f9 l\u2019on ne cherche plus \u00e0 avancer. On cherche juste \u00e0 ne pas sombrer.\u00a0Je suis dans l\u2019une de ces p\u00e9riodes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" data-start=\"388\" data-end=\"849\">Depuis plusieurs mois, je tra\u00eene les pieds dans un service qui s\u2019effrite, au c\u0153ur du commissariat du 11e arrondissement. On \u00e9tait cinq. On n\u2019est plus vraiment que trois. L\u2019une est partie. L\u2019autre est malade, souvent absent. Et moi, je tiens. Enfin, j\u2019essaye. Parce qu\u2019\u00e0 force d\u2019user les nerfs, les jours, l\u2019\u00e9nergie et les illusions, on finit par ne plus tenir grand-chose. Surtout quand la hi\u00e9rarchie pr\u00e9f\u00e8re faire semblant de ne pas voir. Ou de faire obstacle.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" data-start=\"851\" data-end=\"1075\">Alors les jours s\u2019allongent. Les heures deviennent plus lourdes. On s\u2019\u00e9puise \u00e0 vouloir rester droit dans un cadre qui penche. Il y a ceux qui partent, ceux qui tombent, et ceux qui restent debout par habitude, pas par force.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" data-start=\"1077\" data-end=\"1141\">J\u2019ai demand\u00e9 \u00e0 partir. Pas pour fuir, mais pour me rapprocher.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" data-start=\"1143\" data-end=\"1672\">Dix minutes \u00e0 pied au lieu de quarante-cinq minutes de transport, ce n\u2019est pas juste du confort. C\u2019est un peu de vie qu\u2019on essaie de r\u00e9cup\u00e9rer. C\u2019est moins de m\u00e9tro, plus d\u2019air. Moins de chaos, plus de silence. J\u2019ai tout fait dans les r\u00e8gles. J\u2019ai patient\u00e9. J\u2019ai respect\u00e9 les proc\u00e9dures. J\u2019ai mis de c\u00f4t\u00e9 mes agacements, mes d\u00e9ceptions, mon ras-le-bol. Mais certains chefs \u2014 ou du moins ceux qui se veulent tels \u2014 ont le pouvoir de coincer, de freiner, de saboter sans en avoir l\u2019air. Et c\u2019est ce qu\u2019il se passe. Encore une fois.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" data-start=\"1674\" data-end=\"1744\">On appelle \u00e7a l\u2019inertie institutionnelle. Moi, j\u2019appelle \u00e7a le m\u00e9pris.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" data-start=\"1746\" data-end=\"1883\">Le 28 mai, \u00e7a a craqu\u00e9. Un \u00e9ni\u00e8me \u00e9pisode, une humiliation de trop. J\u2019ai pris rendez-vous chez mon m\u00e9decin. Et j\u2019ai \u00e9t\u00e9 mis en arr\u00eat.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" data-start=\"1885\" data-end=\"2087\">Le 2 juin, j\u2019ai pris l\u2019avion pour Majorque. Je suis venu retrouver celle qui m\u2019ancre. Celle qui me regarde sans jugement et m\u2019offre, dans le silence et la lumi\u00e8re, une paix que je n\u2019ai plus \u00e0 Paris.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" data-start=\"2089\" data-end=\"2344\">Ici, je respire autrement. Je regarde la mer changer de visage chaque jour, comme une r\u00e9ponse naturelle \u00e0 mon propre chaos int\u00e9rieur. C\u2019est une lumi\u00e8re qui n\u2019a pas besoin d\u2019expliquer. C\u2019est une \u00eele qui ne juge pas, qui ne pousse pas, qui laisse faire.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" data-start=\"2346\" data-end=\"2440\">Je bois un verre en terrasse. Je marche sans tension dans le dos, ni boule au ventre. Je recommence \u00e0 me voir.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" data-start=\"2442\" data-end=\"2856\">Je ne me suis pas encore pench\u00e9 sur les pistes professionnelles ici. Une chose \u00e0 la fois. Pour l\u2019instant, j\u2019esp\u00e8re encore que ma mutation sera accept\u00e9e. Et sinon, je forcerai le destin. Parce que rester l\u00e0-bas n\u2019est plus envisageable. Parce qu\u2019au-del\u00e0 des chefs interchangeables, il y a aussi l&rsquo;usure des liens, les silences complices de ceux qui laissent faire, les coll\u00e8gues qui s\u2019effacent ou se foutent de tout.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" data-start=\"2858\" data-end=\"2884\">Et puis il y a le 16 juin.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" data-start=\"2886\" data-end=\"3257\">Ce jour-l\u00e0, une juge d\u00e9cidera peut-\u00eatre que mes fils pourront enfin rentrer chez leur m\u00e8re, sortir de ce syst\u00e8me froid qui les garde en suspens depuis trop longtemps. Peut-\u00eatre que je pourrai enfin les voir autrement. Les voir <em data-start=\"3115\" data-end=\"3125\">vraiment<\/em>. Sans le poids d\u2019un tiers dans une salle impersonnelle. Sans chronom\u00e8tre. Sans avoir l\u2019impression qu\u2019on me les pr\u00eate \u00e0 peine. Deux heures, une fois par mois.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" data-start=\"3259\" data-end=\"3380\">Peut-\u00eatre qu\u2019on cessera enfin de faire semblant qu\u2019il y a un lien, alors que ce lien, on nous l\u2019a tordu, r\u00e9duit, format\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" data-start=\"3382\" data-end=\"3498\">Je ne sais pas encore ce que je vais \u00e9crire \u00e0 la suite. Mais pour une fois, j\u2019ai le temps. Et un peu de lumi\u00e8re&#8230;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>C\u2019est l\u2019histoire d\u2019un mec en arr\u00eat.Pas que de travail.En arr\u00eat de tout ce qui le tirait vers le bas. &nbsp; Parfois on ne r\u00eave pas d\u2019un nouveau d\u00e9part. On veut juste une issue. Un souffle plus large, un quotidien qui n\u2019\u00e9trangle plus. Ce texte, c\u2019est une pause. Un arr\u00eat sur image entre Paris qui use, Majorque qui apaise, et tout ce que j\u2019attends encore. Entre fatigue, justice, et un peu d\u2019espoir. Il y a des p\u00e9riodes o\u00f9 l\u2019on ne cherche plus \u00e0 avancer. On cherche juste \u00e0 ne pas sombrer.\u00a0Je suis dans l\u2019une de ces p\u00e9riodes. Depuis plusieurs mois, je tra\u00eene les pieds dans un service qui s\u2019effrite, au c\u0153ur du commissariat du 11e arrondissement. On \u00e9tait cinq. On n\u2019est plus vraiment que trois. L\u2019une est partie. L\u2019autre est malade, souvent absent. Et moi, je tiens. 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Alors les jours s\u2019allongent. Les heures deviennent plus lourdes. On s\u2019\u00e9puise \u00e0 vouloir rester droit dans un cadre qui penche. Il y a ceux qui partent, ceux qui tombent, et ceux qui restent debout par habitude, pas par force. J\u2019ai demand\u00e9 \u00e0 partir. Pas pour fuir, mais pour me rapprocher. Dix minutes \u00e0 pied au lieu de quarante-cinq minutes de transport, ce n\u2019est pas juste du confort. C\u2019est un peu de vie qu\u2019on essaie de r\u00e9cup\u00e9rer. C\u2019est moins de m\u00e9tro, plus d\u2019air. Moins de chaos, plus de silence. J\u2019ai tout fait dans les r\u00e8gles. J\u2019ai patient\u00e9. J\u2019ai respect\u00e9 les proc\u00e9dures. J\u2019ai mis de c\u00f4t\u00e9 mes agacements, mes d\u00e9ceptions, mon ras-le-bol. Mais certains chefs \u2014 ou du moins ceux qui se veulent tels \u2014 ont le pouvoir de coincer, de freiner, de saboter sans en avoir l\u2019air. Et c\u2019est ce qu\u2019il se passe. Encore une fois. On appelle \u00e7a l\u2019inertie institutionnelle. Moi, j\u2019appelle \u00e7a le m\u00e9pris. Le 28 mai, \u00e7a a craqu\u00e9. Un \u00e9ni\u00e8me \u00e9pisode, une humiliation de trop. J\u2019ai pris rendez-vous chez mon m\u00e9decin. Et j\u2019ai \u00e9t\u00e9 mis en arr\u00eat. Le 2 juin, j\u2019ai pris l\u2019avion pour Majorque. Je suis venu retrouver celle qui m\u2019ancre. Celle qui me regarde sans jugement et m\u2019offre, dans le silence et la lumi\u00e8re, une paix que je n\u2019ai plus \u00e0 Paris. Ici, je respire autrement. Je regarde la mer changer de visage chaque jour, comme une r\u00e9ponse naturelle \u00e0 mon propre chaos int\u00e9rieur. C\u2019est une lumi\u00e8re qui n\u2019a pas besoin d\u2019expliquer. C\u2019est une \u00eele qui ne juge pas, qui ne pousse pas, qui laisse faire. Je bois un verre en terrasse. Je marche sans tension dans le dos, ni boule au ventre. Je recommence \u00e0 me voir. 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Alors les jours s\u2019allongent. Les heures deviennent plus lourdes. On s\u2019\u00e9puise \u00e0 vouloir rester droit dans un cadre qui penche. Il y a ceux qui partent, ceux qui tombent, et ceux qui restent debout par habitude, pas par force. J\u2019ai demand\u00e9 \u00e0 partir. Pas pour fuir, mais pour me rapprocher. Dix minutes \u00e0 pied au lieu de quarante-cinq minutes de transport, ce n\u2019est pas juste du confort. C\u2019est un peu de vie qu\u2019on essaie de r\u00e9cup\u00e9rer. C\u2019est moins de m\u00e9tro, plus d\u2019air. Moins de chaos, plus de silence. J\u2019ai tout fait dans les r\u00e8gles. J\u2019ai patient\u00e9. J\u2019ai respect\u00e9 les proc\u00e9dures. J\u2019ai mis de c\u00f4t\u00e9 mes agacements, mes d\u00e9ceptions, mon ras-le-bol. Mais certains chefs \u2014 ou du moins ceux qui se veulent tels \u2014 ont le pouvoir de coincer, de freiner, de saboter sans en avoir l\u2019air. Et c\u2019est ce qu\u2019il se passe. Encore une fois. On appelle \u00e7a l\u2019inertie institutionnelle. Moi, j\u2019appelle \u00e7a le m\u00e9pris. Le 28 mai, \u00e7a a craqu\u00e9. Un \u00e9ni\u00e8me \u00e9pisode, une humiliation de trop. J\u2019ai pris rendez-vous chez mon m\u00e9decin. Et j\u2019ai \u00e9t\u00e9 mis en arr\u00eat. Le 2 juin, j\u2019ai pris l\u2019avion pour Majorque. Je suis venu retrouver celle qui m\u2019ancre. Celle qui me regarde sans jugement et m\u2019offre, dans le silence et la lumi\u00e8re, une paix que je n\u2019ai plus \u00e0 Paris. Ici, je respire autrement. Je regarde la mer changer de visage chaque jour, comme une r\u00e9ponse naturelle \u00e0 mon propre chaos int\u00e9rieur. C\u2019est une lumi\u00e8re qui n\u2019a pas besoin d\u2019expliquer. C\u2019est une \u00eele qui ne juge pas, qui ne pousse pas, qui laisse faire. Je bois un verre en terrasse. Je marche sans tension dans le dos, ni boule au ventre. Je recommence \u00e0 me voir. Je ne me suis pas encore pench\u00e9 sur les pistes professionnelles ici. Une chose \u00e0 la fois. Pour l\u2019instant, j\u2019esp\u00e8re encore que ma mutation sera accept\u00e9e. Et sinon, je forcerai le destin. Parce que rester l\u00e0-bas n\u2019est plus envisageable. Parce qu\u2019au-del\u00e0 des chefs interchangeables, il y a aussi l&rsquo;usure des liens, les silences complices de ceux qui laissent faire, les coll\u00e8gues qui s\u2019effacent ou se foutent de tout. Et puis il y a le 16 juin. Ce jour-l\u00e0, une juge d\u00e9cidera peut-\u00eatre que mes fils pourront enfin rentrer chez leur m\u00e8re, sortir de ce syst\u00e8me froid qui les garde en suspens depuis trop longtemps. Peut-\u00eatre que je pourrai enfin les voir autrement. Les voir vraiment. Sans le poids d\u2019un tiers dans une salle impersonnelle. Sans chronom\u00e8tre. Sans avoir l\u2019impression qu\u2019on me les pr\u00eate \u00e0 peine. Deux heures, une fois par mois. Peut-\u00eatre qu\u2019on cessera enfin de faire semblant qu\u2019il y a un lien, alors que ce lien, on nous l\u2019a tordu, r\u00e9duit, format\u00e9. Je ne sais pas encore ce que je vais \u00e9crire \u00e0 la suite. Mais pour une fois, j\u2019ai le temps. 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