{"id":631,"date":"2025-09-15T10:00:41","date_gmt":"2025-09-15T08:00:41","guid":{"rendered":"https:\/\/aucoeurdemesnuits.com\/?p=631"},"modified":"2025-09-21T13:32:23","modified_gmt":"2025-09-21T11:32:23","slug":"ce-que-lart-revele-en-silence-art-therapie-partie-3","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/aucoeurdemesnuits.com\/?p=631","title":{"rendered":"Ce que l&rsquo;art r\u00e9v\u00e8le en silence (Art th\u00e9rapie partie 3)"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\" data-start=\"346\" data-end=\"752\"><span style=\"font-family: georgia, palatino, serif;\"><em>Cet article s\u2019inscrit dans la s\u00e9rie consacr\u00e9e \u00e0 un th\u00e8me essentiel : le r\u00f4le de l\u2019art dans le processus de gu\u00e9rison.<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" data-start=\"346\" data-end=\"752\"><span style=\"font-family: georgia, palatino, serif;\"><em>Apr\u00e8s avoir ouvert ce chemin avec mon propre t\u00e9moignage, puis avec l\u2019exp\u00e9rience de Julie Morin, art-th\u00e9rapeute certifi\u00e9e, nous poursuivons aujourd\u2019hui notre exploration. Car au c\u0153ur de l\u2019art-th\u00e9rapie, il y a une id\u00e9e simple et bouleversante : l\u2019art dit ce que les mots taisent.<\/em><\/span><\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\" data-start=\"759\" data-end=\"796\">Quand les mots ne suffisent pas<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\" data-start=\"797\" data-end=\"1086\">Depuis toujours, nous nous appuyons sur le langage pour nous comprendre. Pourtant, chacun a fait l\u2019exp\u00e9rience de ce moment o\u00f9 les mots s\u2019effondrent : ils ne viennent pas, ou ils ne disent pas tout. La douleur est trop lourde, trop confuse. Les mots parfois r\u00e9duisent, figent, trahissent.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" data-start=\"1088\" data-end=\"1374\">Combien de fois gribouillons-nous machinalement sur un coin de feuille, fredonnons-nous une m\u00e9lodie en marchant, ou laissons-nous notre corps bouger seul quand personne ne nous voit ? Ces gestes sont anodins en apparence, mais ils disent ce que nous ne savons pas toujours formuler.\u00a0C\u2019est ici que l\u2019art prend le relais. Par un geste, une couleur, un rythme, il ouvre une br\u00e8che. Il touche l\u00e0 o\u00f9 le langage s\u2019arr\u00eate, il donne forme \u00e0 l\u2019indicible.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" data-start=\"1542\" data-end=\"2106\">Julie Morin le formule clairement : <em data-start=\"1580\" data-end=\"2104\">\u00ab Nous pensons \u00e0 tort que le langage est une forme d\u2019expression commune et universelle. Or depuis maintenant plusieurs ann\u00e9es il a \u00e9t\u00e9 montr\u00e9 et d\u00e9montr\u00e9 que les mots ne sont plus les seuls \u00e0 comprendre et soigner les maux. Le processus cr\u00e9atif quel qu\u2019il soit apporte de l\u2019aide et soulage celui en souffrance car il y a une forme de mat\u00e9rialisation de la v\u00e9rit\u00e9 sous une forme plus douce, ainsi l\u2019art encourage une transformation b\u00e9n\u00e9fique de la situation de blocage en faisant appel au subconscient et \u00e0 l\u2019inconscient. \u00bb.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" data-start=\"2108\" data-end=\"2264\">Ces mots r\u00e9sonnent comme une \u00e9vidence : l\u2019art devient ce langage parall\u00e8le, qui se faufile au-del\u00e0 du mental et touche directement la v\u00e9rit\u00e9 int\u00e9rieure. En les lisant, je repense \u00e0 mes propres d\u00e9buts dans l\u2019\u00e9criture. Adolescence heurt\u00e9e, douleur tue. Les mots dits \u00e0 voix haute restaient coinc\u00e9s, brouill\u00e9s. Mais les mots \u00e9crits, eux, parvenaient \u00e0 sortir. Ce que je n\u2019osais pas confier, ce que je ne savais pas nommer, mes cahiers le recevaient. Ils portaient mes col\u00e8res, mes peurs, mes d\u00e9sespoirs. Ils \u00e9taient la preuve silencieuse de ce que je vivais.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" data-start=\"2716\" data-end=\"2940\">L\u2019\u00e9criture n\u2019\u00e9tait pas pour moi une activit\u00e9 litt\u00e9raire : c\u2019\u00e9tait un acte de survie. Exactement ce que Julie appelle une \u201cmat\u00e9rialisation de la v\u00e9rit\u00e9\u201d : une mani\u00e8re de sortir de moi ce qui, autrement, m\u2019aurait englouti.\u00a0Ce que Julie d\u00e9crit comme une \u201cmat\u00e9rialisation de la v\u00e9rit\u00e9\u201d a toujours \u00e9t\u00e9 pour moi le r\u00f4le de l\u2019\u00e9criture : mettre au dehors ce qui m\u2019aurait \u00e9touff\u00e9 \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\" data-start=\"3115\" data-end=\"3147\">Les ingr\u00e9dients essentiels<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\" data-start=\"3148\" data-end=\"3374\">L\u2019art-th\u00e9rapie ne se confond pas avec un simple atelier cr\u00e9atif. Ce n\u2019est pas un espace o\u00f9 l\u2019on cherche \u00e0 progresser techniquement ou \u00e0 produire une \u0153uvre \u00e0 montrer. Sa force tient justement \u00e0 l\u2019absence d\u2019attente esth\u00e9tique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" data-start=\"3376\" data-end=\"3940\">Julie insiste sur ce point : <em data-start=\"3407\" data-end=\"3938\">\u00ab L\u2019art th\u00e9rapeutique doit pouvoir se priver de la notion de \u201cbeau\u201d. J\u2019explique, nous n\u2019attendons pas un r\u00e9sultat esth\u00e9tique ou technique ni m\u00eame un r\u00e9sultat tout court. Le premier ingr\u00e9dient est l\u00e0 : le NON R\u00c9SULTAT, ce qui compte c\u2019est le processus cr\u00e9atif. Pour que l\u2019art soit th\u00e9rapeutique il doit diff\u00e9rer d\u2019un atelier cr\u00e9atif, on ne forme pas des artistes ! Quand aux autres ingr\u00e9dients, chaque th\u00e9rapeute met son cadre th\u00e9rapeutique qui permettra d\u2019inviter le sujet \u00e0 l\u2019expression artistique dans un sens de r\u00e9paration. \u00bb.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" data-start=\"3942\" data-end=\"4157\">Cette id\u00e9e du \u201cnon-r\u00e9sultat\u201d est lib\u00e9ratrice : elle permet de cr\u00e9er sans la peur de l\u2019\u00e9chec, sans la pression du jugement. Le geste devient plus important que l\u2019\u0153uvre, l\u2019\u00e9lan plus essentiel que le produit final.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\" data-start=\"4164\" data-end=\"4199\">L\u2019universalit\u00e9 de la cr\u00e9ation<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\" data-start=\"4200\" data-end=\"4355\">Faut-il \u00e9crire, peindre, chanter, danser ? Peu importe le m\u00e9dium choisi : chacun emprunte un chemin diff\u00e9rent, mais tous visent une lib\u00e9ration semblable.\u00a0Julie l\u2019affirme : <em data-start=\"4377\" data-end=\"4670\">\u00ab Je dirais qu\u2019il y a une dimension universelle, celle de se lib\u00e9rer \u00e0 l\u2019aide d\u2019un m\u00e9dium qui sera la continuit\u00e9 de l\u2019expression. Ainsi celui qui choisit d\u2019\u00e9crire pour se lib\u00e9rer est sur le m\u00eame chemin que celui qui choisit de mettre ses \u00e9motions en couleur, ou celui qui danse sa douleur. \u00bb.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" data-start=\"4674\" data-end=\"4950\">Ce lien invisible entre toutes les formes d\u2019art rappelle que nous sommes tous cr\u00e9ateurs \u00e0 notre mani\u00e8re, m\u00eame sans le savoir. Derri\u00e8re chaque gribouillage, chaque chanson murmur\u00e9e, chaque pas esquiss\u00e9, se cache une tentative d\u2019expression et parfois, une gu\u00e9rison discr\u00e8te.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\" data-start=\"4957\" data-end=\"4986\">Conclusion et ouverture<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\" data-start=\"4987\" data-end=\"5138\">L\u2019art r\u00e9v\u00e8le en silence ce que nous n\u2019osons pas dire. Il ne juge pas, ne corrige pas, ne cherche pas le beau. Il accueille, il d\u00e9pose, il transforme. Il ne promet pas de miracles imm\u00e9diats, mais il ouvre une voie : celle d\u2019un chemin int\u00e9rieur o\u00f9 l\u2019on peut se rencontrer enfin, sans masque.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" data-start=\"5285\" data-end=\"5401\">Et vous, avez-vous d\u00e9j\u00e0 trouv\u00e9 dans la cr\u00e9ation un moyen d\u2019exprimer ce que vous ne pouviez pas dire autrement ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" data-start=\"5403\" data-end=\"5643\">Dans le prochain article, <em data-start=\"5429\" data-end=\"5458\">\u00ab Dans l&rsquo;atelier des \u00e9motions \u00bb<\/em>, nous plongerons au c\u0153ur d\u2019une s\u00e9ance d\u2019art-th\u00e9rapie : comment elle se d\u00e9roule, quels rituels la structurent, et quels m\u00e9canismes psychologiques et \u00e9motionnels elle met en mouvement. Julie Morin nous \u00e9clairera encore de son regard d\u2019experte et de praticienne.\u00a0Vous pouvez d&rsquo;ailleurs la retrouver via son <a href=\"https:\/\/www.instagram.com\/artcotherapy\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">compte Instagram<\/a> ou sur son <a href=\"https:\/\/www.artcotherapy.fr\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">site internet<\/a>.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Cet article s\u2019inscrit dans la s\u00e9rie consacr\u00e9e \u00e0 un th\u00e8me essentiel : le r\u00f4le de l\u2019art dans le processus de gu\u00e9rison. Apr\u00e8s avoir ouvert ce chemin avec mon propre t\u00e9moignage, puis avec l\u2019exp\u00e9rience de Julie Morin, art-th\u00e9rapeute certifi\u00e9e, nous poursuivons aujourd\u2019hui notre exploration. Car au c\u0153ur de l\u2019art-th\u00e9rapie, il y a une id\u00e9e simple et bouleversante : l\u2019art dit ce que les mots taisent. Quand les mots ne suffisent pas Depuis toujours, nous nous appuyons sur le langage pour nous comprendre. Pourtant, chacun a fait l\u2019exp\u00e9rience de ce moment o\u00f9 les mots s\u2019effondrent : ils ne viennent pas, ou ils ne disent pas tout. La douleur est trop lourde, trop confuse. Les mots parfois r\u00e9duisent, figent, trahissent. Combien de fois gribouillons-nous machinalement sur un coin de feuille, fredonnons-nous une m\u00e9lodie en marchant, ou laissons-nous notre corps bouger seul quand personne ne nous voit ? Ces gestes sont anodins en apparence, mais ils disent ce que nous ne savons pas toujours formuler.\u00a0C\u2019est ici que l\u2019art prend le relais. Par un geste, une couleur, un rythme, il ouvre une br\u00e8che. Il touche l\u00e0 o\u00f9 le langage s\u2019arr\u00eate, il donne forme \u00e0 l\u2019indicible. Julie Morin le formule clairement : \u00ab Nous pensons \u00e0 tort que le langage est une forme d\u2019expression commune et universelle. Or depuis maintenant plusieurs ann\u00e9es il a \u00e9t\u00e9 montr\u00e9 et d\u00e9montr\u00e9 que les mots ne sont plus les seuls \u00e0 comprendre et soigner les maux. Le processus cr\u00e9atif quel qu\u2019il soit apporte de l\u2019aide et soulage celui en souffrance car il y a une forme de mat\u00e9rialisation de la v\u00e9rit\u00e9 sous une forme plus douce, ainsi l\u2019art encourage une transformation b\u00e9n\u00e9fique de la situation de blocage en faisant appel au subconscient et \u00e0 l\u2019inconscient. \u00bb. Ces mots r\u00e9sonnent comme une \u00e9vidence : l\u2019art devient ce langage parall\u00e8le, qui se faufile au-del\u00e0 du mental et touche directement la v\u00e9rit\u00e9 int\u00e9rieure. En les lisant, je repense \u00e0 mes propres d\u00e9buts dans l\u2019\u00e9criture. Adolescence heurt\u00e9e, douleur tue. Les mots dits \u00e0 voix haute restaient coinc\u00e9s, brouill\u00e9s. Mais les mots \u00e9crits, eux, parvenaient \u00e0 sortir. Ce que je n\u2019osais pas confier, ce que je ne savais pas nommer, mes cahiers le recevaient. Ils portaient mes col\u00e8res, mes peurs, mes d\u00e9sespoirs. Ils \u00e9taient la preuve silencieuse de ce que je vivais. L\u2019\u00e9criture n\u2019\u00e9tait pas pour moi une activit\u00e9 litt\u00e9raire : c\u2019\u00e9tait un acte de survie. Exactement ce que Julie appelle une \u201cmat\u00e9rialisation de la v\u00e9rit\u00e9\u201d : une mani\u00e8re de sortir de moi ce qui, autrement, m\u2019aurait englouti.\u00a0Ce que Julie d\u00e9crit comme une \u201cmat\u00e9rialisation de la v\u00e9rit\u00e9\u201d a toujours \u00e9t\u00e9 pour moi le r\u00f4le de l\u2019\u00e9criture : mettre au dehors ce qui m\u2019aurait \u00e9touff\u00e9 \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur. Les ingr\u00e9dients essentiels L\u2019art-th\u00e9rapie ne se confond pas avec un simple atelier cr\u00e9atif. 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Cette id\u00e9e du \u201cnon-r\u00e9sultat\u201d est lib\u00e9ratrice : elle permet de cr\u00e9er sans la peur de l\u2019\u00e9chec, sans la pression du jugement. Le geste devient plus important que l\u2019\u0153uvre, l\u2019\u00e9lan plus essentiel que le produit final. L\u2019universalit\u00e9 de la cr\u00e9ation Faut-il \u00e9crire, peindre, chanter, danser ? Peu importe le m\u00e9dium choisi : chacun emprunte un chemin diff\u00e9rent, mais tous visent une lib\u00e9ration semblable.\u00a0Julie l\u2019affirme : \u00ab Je dirais qu\u2019il y a une dimension universelle, celle de se lib\u00e9rer \u00e0 l\u2019aide d\u2019un m\u00e9dium qui sera la continuit\u00e9 de l\u2019expression. Ainsi celui qui choisit d\u2019\u00e9crire pour se lib\u00e9rer est sur le m\u00eame chemin que celui qui choisit de mettre ses \u00e9motions en couleur, ou celui qui danse sa douleur. \u00bb. Ce lien invisible entre toutes les formes d\u2019art rappelle que nous sommes tous cr\u00e9ateurs \u00e0 notre mani\u00e8re, m\u00eame sans le savoir. Derri\u00e8re chaque gribouillage, chaque chanson murmur\u00e9e, chaque pas esquiss\u00e9, se cache une tentative d\u2019expression et parfois, une gu\u00e9rison discr\u00e8te. Conclusion et ouverture L\u2019art r\u00e9v\u00e8le en silence ce que nous n\u2019osons pas dire. Il ne juge pas, ne corrige pas, ne cherche pas le beau. Il accueille, il d\u00e9pose, il transforme. Il ne promet pas de miracles imm\u00e9diats, mais il ouvre une voie : celle d\u2019un chemin int\u00e9rieur o\u00f9 l\u2019on peut se rencontrer enfin, sans masque. Et vous, avez-vous d\u00e9j\u00e0 trouv\u00e9 dans la cr\u00e9ation un moyen d\u2019exprimer ce que vous ne pouviez pas dire autrement ? 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Ces gestes sont anodins en apparence, mais ils disent ce que nous ne savons pas toujours formuler.\u00a0C\u2019est ici que l\u2019art prend le relais. Par un geste, une couleur, un rythme, il ouvre une br\u00e8che. Il touche l\u00e0 o\u00f9 le langage s\u2019arr\u00eate, il donne forme \u00e0 l\u2019indicible. Julie Morin le formule clairement : \u00ab Nous pensons \u00e0 tort que le langage est une forme d\u2019expression commune et universelle. Or depuis maintenant plusieurs ann\u00e9es il a \u00e9t\u00e9 montr\u00e9 et d\u00e9montr\u00e9 que les mots ne sont plus les seuls \u00e0 comprendre et soigner les maux. Le processus cr\u00e9atif quel qu\u2019il soit apporte de l\u2019aide et soulage celui en souffrance car il y a une forme de mat\u00e9rialisation de la v\u00e9rit\u00e9 sous une forme plus douce, ainsi l\u2019art encourage une transformation b\u00e9n\u00e9fique de la situation de blocage en faisant appel au subconscient et \u00e0 l\u2019inconscient. \u00bb. Ces mots r\u00e9sonnent comme une \u00e9vidence : l\u2019art devient ce langage parall\u00e8le, qui se faufile au-del\u00e0 du mental et touche directement la v\u00e9rit\u00e9 int\u00e9rieure. En les lisant, je repense \u00e0 mes propres d\u00e9buts dans l\u2019\u00e9criture. Adolescence heurt\u00e9e, douleur tue. Les mots dits \u00e0 voix haute restaient coinc\u00e9s, brouill\u00e9s. Mais les mots \u00e9crits, eux, parvenaient \u00e0 sortir. Ce que je n\u2019osais pas confier, ce que je ne savais pas nommer, mes cahiers le recevaient. Ils portaient mes col\u00e8res, mes peurs, mes d\u00e9sespoirs. Ils \u00e9taient la preuve silencieuse de ce que je vivais. L\u2019\u00e9criture n\u2019\u00e9tait pas pour moi une activit\u00e9 litt\u00e9raire : c\u2019\u00e9tait un acte de survie. 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J\u2019explique, nous n\u2019attendons pas un r\u00e9sultat esth\u00e9tique ou technique ni m\u00eame un r\u00e9sultat tout court. Le premier ingr\u00e9dient est l\u00e0 : le NON R\u00c9SULTAT, ce qui compte c\u2019est le processus cr\u00e9atif. Pour que l\u2019art soit th\u00e9rapeutique il doit diff\u00e9rer d\u2019un atelier cr\u00e9atif, on ne forme pas des artistes ! Quand aux autres ingr\u00e9dients, chaque th\u00e9rapeute met son cadre th\u00e9rapeutique qui permettra d\u2019inviter le sujet \u00e0 l\u2019expression artistique dans un sens de r\u00e9paration. \u00bb. Cette id\u00e9e du \u201cnon-r\u00e9sultat\u201d est lib\u00e9ratrice : elle permet de cr\u00e9er sans la peur de l\u2019\u00e9chec, sans la pression du jugement. Le geste devient plus important que l\u2019\u0153uvre, l\u2019\u00e9lan plus essentiel que le produit final. L\u2019universalit\u00e9 de la cr\u00e9ation Faut-il \u00e9crire, peindre, chanter, danser ? Peu importe le m\u00e9dium choisi : chacun emprunte un chemin diff\u00e9rent, mais tous visent une lib\u00e9ration semblable.\u00a0Julie l\u2019affirme : \u00ab Je dirais qu\u2019il y a une dimension universelle, celle de se lib\u00e9rer \u00e0 l\u2019aide d\u2019un m\u00e9dium qui sera la continuit\u00e9 de l\u2019expression. Ainsi celui qui choisit d\u2019\u00e9crire pour se lib\u00e9rer est sur le m\u00eame chemin que celui qui choisit de mettre ses \u00e9motions en couleur, ou celui qui danse sa douleur. \u00bb. Ce lien invisible entre toutes les formes d\u2019art rappelle que nous sommes tous cr\u00e9ateurs \u00e0 notre mani\u00e8re, m\u00eame sans le savoir. Derri\u00e8re chaque gribouillage, chaque chanson murmur\u00e9e, chaque pas esquiss\u00e9, se cache une tentative d\u2019expression et parfois, une gu\u00e9rison discr\u00e8te. Conclusion et ouverture L\u2019art r\u00e9v\u00e8le en silence ce que nous n\u2019osons pas dire. Il ne juge pas, ne corrige pas, ne cherche pas le beau. Il accueille, il d\u00e9pose, il transforme. Il ne promet pas de miracles imm\u00e9diats, mais il ouvre une voie : celle d\u2019un chemin int\u00e9rieur o\u00f9 l\u2019on peut se rencontrer enfin, sans masque. Et vous, avez-vous d\u00e9j\u00e0 trouv\u00e9 dans la cr\u00e9ation un moyen d\u2019exprimer ce que vous ne pouviez pas dire autrement ? Dans le prochain article, \u00ab Dans l&rsquo;atelier des \u00e9motions \u00bb, nous plongerons au c\u0153ur d\u2019une s\u00e9ance d\u2019art-th\u00e9rapie : comment elle se d\u00e9roule, quels rituels la structurent, et quels m\u00e9canismes psychologiques et \u00e9motionnels elle met en mouvement. 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Ces gestes sont anodins en apparence, mais ils disent ce que nous ne savons pas toujours formuler.\u00a0C\u2019est ici que l\u2019art prend le relais. Par un geste, une couleur, un rythme, il ouvre une br\u00e8che. Il touche l\u00e0 o\u00f9 le langage s\u2019arr\u00eate, il donne forme \u00e0 l\u2019indicible. Julie Morin le formule clairement : \u00ab Nous pensons \u00e0 tort que le langage est une forme d\u2019expression commune et universelle. Or depuis maintenant plusieurs ann\u00e9es il a \u00e9t\u00e9 montr\u00e9 et d\u00e9montr\u00e9 que les mots ne sont plus les seuls \u00e0 comprendre et soigner les maux. Le processus cr\u00e9atif quel qu\u2019il soit apporte de l\u2019aide et soulage celui en souffrance car il y a une forme de mat\u00e9rialisation de la v\u00e9rit\u00e9 sous une forme plus douce, ainsi l\u2019art encourage une transformation b\u00e9n\u00e9fique de la situation de blocage en faisant appel au subconscient et \u00e0 l\u2019inconscient. \u00bb. Ces mots r\u00e9sonnent comme une \u00e9vidence : l\u2019art devient ce langage parall\u00e8le, qui se faufile au-del\u00e0 du mental et touche directement la v\u00e9rit\u00e9 int\u00e9rieure. En les lisant, je repense \u00e0 mes propres d\u00e9buts dans l\u2019\u00e9criture. Adolescence heurt\u00e9e, douleur tue. Les mots dits \u00e0 voix haute restaient coinc\u00e9s, brouill\u00e9s. Mais les mots \u00e9crits, eux, parvenaient \u00e0 sortir. Ce que je n\u2019osais pas confier, ce que je ne savais pas nommer, mes cahiers le recevaient. Ils portaient mes col\u00e8res, mes peurs, mes d\u00e9sespoirs. Ils \u00e9taient la preuve silencieuse de ce que je vivais. L\u2019\u00e9criture n\u2019\u00e9tait pas pour moi une activit\u00e9 litt\u00e9raire : c\u2019\u00e9tait un acte de survie. 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Il ne juge pas, ne corrige pas, ne cherche pas le beau. Il accueille, il d\u00e9pose, il transforme. Il ne promet pas de miracles imm\u00e9diats, mais il ouvre une voie : celle d\u2019un chemin int\u00e9rieur o\u00f9 l\u2019on peut se rencontrer enfin, sans masque. Et vous, avez-vous d\u00e9j\u00e0 trouv\u00e9 dans la cr\u00e9ation un moyen d\u2019exprimer ce que vous ne pouviez pas dire autrement ? Dans le prochain article, \u00ab Dans l&rsquo;atelier des \u00e9motions \u00bb, nous plongerons au c\u0153ur d\u2019une s\u00e9ance d\u2019art-th\u00e9rapie : comment elle se d\u00e9roule, quels rituels la structurent, et quels m\u00e9canismes psychologiques et \u00e9motionnels elle met en mouvement. 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