{"id":636,"date":"2025-09-29T10:00:02","date_gmt":"2025-09-29T08:00:02","guid":{"rendered":"https:\/\/aucoeurdemesnuits.com\/?p=636"},"modified":"2025-09-29T10:50:10","modified_gmt":"2025-09-29T08:50:10","slug":"quand-lart-redonne-le-souffle-art-therapie-partie-5","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/aucoeurdemesnuits.com\/?p=636","title":{"rendered":"Quand l&rsquo;art redonne le souffle (Art th\u00e9rapie partie 5)"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\" align=\"justify\"><em>Cet article s\u2019inscrit dans la s\u00e9rie consacr\u00e9e \u00e0 un th\u00e8me essentiel : le r\u00f4le de l\u2019art dans le processus de gu\u00e9rison.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" align=\"justify\"><em>Apr\u00e8s avoir franchi le seuil de l\u2019atelier des \u00e9motions, nous d\u00e9couvrons aujourd\u2019hui comment l\u2019art accompagne les existences bless\u00e9es. Loin d\u2019\u00eatre un simple exutoire, il devient parfois ce souffle retrouv\u00e9, cette respiration qui permet de continuer \u00e0 avancer.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" align=\"justify\"><em>Depuis la nuit des temps, les \u00eatres humains ont cherch\u00e9 \u00e0 donner une forme \u00e0 leur douleur pour la rendre supportable. Les larmes seules ne suffisent pas toujours : alors viennent les chants fun\u00e9raires, les danses de gu\u00e9rison, les fresques collectives, les r\u00e9cits transmis de g\u00e9n\u00e9ration en g\u00e9n\u00e9ration. Chaque culture a invent\u00e9 des rituels artistiques pour apprivoiser la perte et ramener la vie. Ce qui, hier encore, se vivait dans le collectif, trouve aujourd\u2019hui une place dans un cadre th\u00e9rapeutique qui garde la m\u00eame vocation : redonner souffle et pr\u00e9sence.<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3 class=\"western\" align=\"justify\">Des histoires de r\u00e9silience<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\" align=\"justify\">Les pratiques d\u2019art-th\u00e9rapie ne sont pas des abstractions. Elles s\u2019incarnent dans des visages, des trajectoires, des vies fragiles qui trouvent dans la cr\u00e9ation une planche de salut.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" align=\"justify\">Julie Morin en t\u00e9moigne : <em>\u00ab Dans le cadre du d\u00e9passement d\u2019un deuil, l\u2019expression artistique est assez marquante dans son r\u00e9sultat b\u00e9n\u00e9fique, elle transcende r\u00e9ellement les situations de perte. Pour les personnes souffrantes de ruminations c\u2019est aussi un rem\u00e8de que je dirais miracle, car il y a un vrai retour \u00e0 l\u2019instant pr\u00e9sent. \u00bb.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" align=\"justify\">Le deuil et les ruminations sont deux blessures humaines universelles. L\u2019un confronte au vide, l\u2019autre enferme dans une boucle sans fin. L\u2019art agit ici comme une respiration nouvelle : il donne forme \u00e0 l\u2019absence, il brise le cercle des pens\u00e9es r\u00e9p\u00e9titives. Ce que l\u2019on ne parvient pas \u00e0 dire, un geste ou une couleur peuvent parfois l\u2019exprimer. Ce que l\u2019on croyait fig\u00e9 peut alors se remettre en mouvement. C\u2019est cette bascule subtile que l\u2019art favorise : passer de l\u2019\u00e9touffement \u00e0 l\u2019ouverture. Un pinceau qui apaise le vide laiss\u00e9 par un \u00eatre aim\u00e9. Une danse qui ram\u00e8ne au pr\u00e9sent celui qui ne cessait de ressasser. Une m\u00e9lodie qui d\u00e9noue les larmes contenues. Ces gestes ne remplacent pas, mais ils r\u00e9parent.<\/p>\n<h3 class=\"western\" style=\"text-align: justify;\" align=\"justify\">Ce que l\u2019art nous apprend de l\u2019humain<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\" align=\"justify\">Ces histoires rappellent que l\u2019art-th\u00e9rapie n\u2019est pas seulement une pratique individuelle, mais une d\u00e9monstration vivante de la r\u00e9silience humaine.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" align=\"justify\">Julie le souligne : <em>\u00ab Je dirais que l\u2019humain n\u2019est pas assez conscient de son potentiel et comme je l\u2019affiche en premi\u00e8re page de mon site internet <a href=\"http:\/\/www.artcotherapy.fr\/\">www.artcotherapy.fr<\/a>\u00a0:\u201cTout doit pouvoir \u00eatre lib\u00e9r\u00e9 de sa coque&#8230; Ne vous croyez pas \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur d\u2019une caverne, mais \u00e0 la surface d\u2019un \u0153uf\u201d, citation d\u2019Andr\u00e9 Breton. On ne voit qu\u2019une partie de nos possibilit\u00e9s et ressources, l\u2019autre partie ne demande qu\u2019\u00e0 \u00eatre explor\u00e9e et mise en lumi\u00e8re, et lorsque nous faisons sa rencontre c\u2019est un grand moment que l\u2019on s\u2019offre. Ce m\u00e9tier est inspirant, il est fait d\u2019histoires personnelles de r\u00e9ussite et de surpassement. Il est en soi la d\u00e9monstration de la r\u00e9silience humaine. \u00bb.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" align=\"justify\">Les neurosciences confirment aujourd\u2019hui ce que les po\u00e8tes savaient d\u00e9j\u00e0 : cr\u00e9er active les zones c\u00e9r\u00e9brales de la m\u00e9moire, de l\u2019attention, du plaisir. C\u2019est comme rallumer des \u00e9tincelles l\u00e0 o\u00f9 l\u2019\u00e9preuve avait plong\u00e9 l\u2019esprit dans l\u2019ombre. Et si nous n\u2019utilisons qu\u2019une partie de notre potentiel, c\u2019est souvent parce que nous n\u2019osons pas franchir la coque dont parle Andr\u00e9 Breton. L\u2019art est pr\u00e9cis\u00e9ment ce qui fissure la surface, pour r\u00e9v\u00e9ler un espace plus vaste, insoup\u00e7onn\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" align=\"justify\">Ces mots sont un rappel : nous sommes bien plus vastes que ce que nous croyons. L\u2019art, en brisant la coque du silence et du refoulement, r\u00e9v\u00e8le des forces insoup\u00e7onn\u00e9es. Je repense \u00e0 mes propres moments d\u2019\u00e9touffement, \u00e0 ces nuits o\u00f9 les ruminations prenaient toute la place. \u00c9crire m\u2019a sauv\u00e9 de bien des naufrages : non pas en effa\u00e7ant ma douleur, mais en me ramenant au souffle. Chaque mot pos\u00e9 me redonnait un peu d\u2019air. Chaque texte \u00e9crit me rappelait que je pouvais encore avancer.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" align=\"justify\">Ce que Julie constate dans sa pratique, je l\u2019ai v\u00e9cu par l\u2019\u00e9criture : la puissance de ce geste simple qui redonne de la respiration l\u00e0 o\u00f9 il n\u2019y avait que l\u2019oppression. Et c\u2019est ce qui me frappe : peu importe le m\u00e9dium choisi, nous partageons tous ce besoin vital d\u2019une respiration. Qu\u2019elle passe par un pinceau, par un instrument, par un cahier ou par un corps en mouvement, la cr\u00e9ation devient ce souffle retrouv\u00e9.<\/p>\n<h3 class=\"western\" style=\"text-align: justify;\" align=\"justify\">Conclusion et ouverture<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\" align=\"justify\">Quand l\u2019art redonne le souffle, il ne change pas le pass\u00e9. Mais il ouvre une possibilit\u00e9 pour demain.<br \/>\nIl invite \u00e0 vivre \u00e0 nouveau, diff\u00e9remment, plus l\u00e9ger, avec ce qui demeure et ce qui s\u2019invente. L\u2019art ne gu\u00e9rit pas d\u2019un coup de baguette magique, mais il accompagne : il trace un chemin, il redonne de l\u2019\u00e9lan, il rappelle que sous les d\u00e9combres d\u2019une \u00e9preuve, une vie peut encore circuler.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" align=\"justify\">Et vous, avez-vous d\u00e9j\u00e0 trouv\u00e9 dans la cr\u00e9ation une mani\u00e8re de traverser une perte, un doute, un trop-plein de pens\u00e9es ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" align=\"justify\">Dans le prochain article, <em>\u00ab <\/em><em>Devenir cr\u00e9ateur de sa gu\u00e9rison<\/em><em> \u00bb<\/em>, nous verrons comment l\u2019art peut s\u2019int\u00e9grer dans nos vies de tous les jours, comme une ressource simple et accessible, au-del\u00e0 m\u00eame des s\u00e9ances d\u2019art-th\u00e9rapie. Julie Morin nous \u00e9clairera une fois de plus de son regard d\u2019experte et de praticienne. Vous pouvez d&rsquo;ailleurs la retrouver via son <a href=\"https:\/\/www.instagram.com\/artcotherapy\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">compte Instagram<\/a> ou sur son <a href=\"https:\/\/www.artcotherapy.fr\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">site internet<\/a>.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Cet article s\u2019inscrit dans la s\u00e9rie consacr\u00e9e \u00e0 un th\u00e8me essentiel : le r\u00f4le de l\u2019art dans le processus de gu\u00e9rison. Apr\u00e8s avoir franchi le seuil de l\u2019atelier des \u00e9motions, nous d\u00e9couvrons aujourd\u2019hui comment l\u2019art accompagne les existences bless\u00e9es. Loin d\u2019\u00eatre un simple exutoire, il devient parfois ce souffle retrouv\u00e9, cette respiration qui permet de continuer \u00e0 avancer. Depuis la nuit des temps, les \u00eatres humains ont cherch\u00e9 \u00e0 donner une forme \u00e0 leur douleur pour la rendre supportable. Les larmes seules ne suffisent pas toujours : alors viennent les chants fun\u00e9raires, les danses de gu\u00e9rison, les fresques collectives, les r\u00e9cits transmis de g\u00e9n\u00e9ration en g\u00e9n\u00e9ration. Chaque culture a invent\u00e9 des rituels artistiques pour apprivoiser la perte et ramener la vie. Ce qui, hier encore, se vivait dans le collectif, trouve aujourd\u2019hui une place dans un cadre th\u00e9rapeutique qui garde la m\u00eame vocation : redonner souffle et pr\u00e9sence. &nbsp; Des histoires de r\u00e9silience Les pratiques d\u2019art-th\u00e9rapie ne sont pas des abstractions. Elles s\u2019incarnent dans des visages, des trajectoires, des vies fragiles qui trouvent dans la cr\u00e9ation une planche de salut. Julie Morin en t\u00e9moigne : \u00ab Dans le cadre du d\u00e9passement d\u2019un deuil, l\u2019expression artistique est assez marquante dans son r\u00e9sultat b\u00e9n\u00e9fique, elle transcende r\u00e9ellement les situations de perte. Pour les personnes souffrantes de ruminations c\u2019est aussi un rem\u00e8de que je dirais miracle, car il y a un vrai retour \u00e0 l\u2019instant pr\u00e9sent. \u00bb. Le deuil et les ruminations sont deux blessures humaines universelles. L\u2019un confronte au vide, l\u2019autre enferme dans une boucle sans fin. L\u2019art agit ici comme une respiration nouvelle : il donne forme \u00e0 l\u2019absence, il brise le cercle des pens\u00e9es r\u00e9p\u00e9titives. Ce que l\u2019on ne parvient pas \u00e0 dire, un geste ou une couleur peuvent parfois l\u2019exprimer. Ce que l\u2019on croyait fig\u00e9 peut alors se remettre en mouvement. C\u2019est cette bascule subtile que l\u2019art favorise : passer de l\u2019\u00e9touffement \u00e0 l\u2019ouverture. Un pinceau qui apaise le vide laiss\u00e9 par un \u00eatre aim\u00e9. Une danse qui ram\u00e8ne au pr\u00e9sent celui qui ne cessait de ressasser. Une m\u00e9lodie qui d\u00e9noue les larmes contenues. Ces gestes ne remplacent pas, mais ils r\u00e9parent. Ce que l\u2019art nous apprend de l\u2019humain Ces histoires rappellent que l\u2019art-th\u00e9rapie n\u2019est pas seulement une pratique individuelle, mais une d\u00e9monstration vivante de la r\u00e9silience humaine. Julie le souligne : \u00ab Je dirais que l\u2019humain n\u2019est pas assez conscient de son potentiel et comme je l\u2019affiche en premi\u00e8re page de mon site internet www.artcotherapy.fr\u00a0:\u201cTout doit pouvoir \u00eatre lib\u00e9r\u00e9 de sa coque&#8230; Ne vous croyez pas \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur d\u2019une caverne, mais \u00e0 la surface d\u2019un \u0153uf\u201d, citation d\u2019Andr\u00e9 Breton. On ne voit qu\u2019une partie de nos possibilit\u00e9s et ressources, l\u2019autre partie ne demande qu\u2019\u00e0 \u00eatre explor\u00e9e et mise en lumi\u00e8re, et lorsque nous faisons sa rencontre c\u2019est un grand moment que l\u2019on s\u2019offre. Ce m\u00e9tier est inspirant, il est fait d\u2019histoires personnelles de r\u00e9ussite et de surpassement. Il est en soi la d\u00e9monstration de la r\u00e9silience humaine. \u00bb. Les neurosciences confirment aujourd\u2019hui ce que les po\u00e8tes savaient d\u00e9j\u00e0 : cr\u00e9er active les zones c\u00e9r\u00e9brales de la m\u00e9moire, de l\u2019attention, du plaisir. C\u2019est comme rallumer des \u00e9tincelles l\u00e0 o\u00f9 l\u2019\u00e9preuve avait plong\u00e9 l\u2019esprit dans l\u2019ombre. Et si nous n\u2019utilisons qu\u2019une partie de notre potentiel, c\u2019est souvent parce que nous n\u2019osons pas franchir la coque dont parle Andr\u00e9 Breton. L\u2019art est pr\u00e9cis\u00e9ment ce qui fissure la surface, pour r\u00e9v\u00e9ler un espace plus vaste, insoup\u00e7onn\u00e9. Ces mots sont un rappel : nous sommes bien plus vastes que ce que nous croyons. L\u2019art, en brisant la coque du silence et du refoulement, r\u00e9v\u00e8le des forces insoup\u00e7onn\u00e9es. Je repense \u00e0 mes propres moments d\u2019\u00e9touffement, \u00e0 ces nuits o\u00f9 les ruminations prenaient toute la place. \u00c9crire m\u2019a sauv\u00e9 de bien des naufrages : non pas en effa\u00e7ant ma douleur, mais en me ramenant au souffle. Chaque mot pos\u00e9 me redonnait un peu d\u2019air. Chaque texte \u00e9crit me rappelait que je pouvais encore avancer. Ce que Julie constate dans sa pratique, je l\u2019ai v\u00e9cu par l\u2019\u00e9criture : la puissance de ce geste simple qui redonne de la respiration l\u00e0 o\u00f9 il n\u2019y avait que l\u2019oppression. Et c\u2019est ce qui me frappe : peu importe le m\u00e9dium choisi, nous partageons tous ce besoin vital d\u2019une respiration. Qu\u2019elle passe par un pinceau, par un instrument, par un cahier ou par un corps en mouvement, la cr\u00e9ation devient ce souffle retrouv\u00e9. Conclusion et ouverture Quand l\u2019art redonne le souffle, il ne change pas le pass\u00e9. Mais il ouvre une possibilit\u00e9 pour demain. Il invite \u00e0 vivre \u00e0 nouveau, diff\u00e9remment, plus l\u00e9ger, avec ce qui demeure et ce qui s\u2019invente. L\u2019art ne gu\u00e9rit pas d\u2019un coup de baguette magique, mais il accompagne : il trace un chemin, il redonne de l\u2019\u00e9lan, il rappelle que sous les d\u00e9combres d\u2019une \u00e9preuve, une vie peut encore circuler. Et vous, avez-vous d\u00e9j\u00e0 trouv\u00e9 dans la cr\u00e9ation une mani\u00e8re de traverser une perte, un doute, un trop-plein de pens\u00e9es ? Dans le prochain article, \u00ab Devenir cr\u00e9ateur de sa gu\u00e9rison \u00bb, nous verrons comment l\u2019art peut s\u2019int\u00e9grer dans nos vies de tous les jours, comme une ressource simple et accessible, au-del\u00e0 m\u00eame des s\u00e9ances d\u2019art-th\u00e9rapie. Julie Morin nous \u00e9clairera une fois de plus de son regard d\u2019experte et de praticienne. 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Ce qui, hier encore, se vivait dans le collectif, trouve aujourd\u2019hui une place dans un cadre th\u00e9rapeutique qui garde la m\u00eame vocation : redonner souffle et pr\u00e9sence. &nbsp; Des histoires de r\u00e9silience Les pratiques d\u2019art-th\u00e9rapie ne sont pas des abstractions. Elles s\u2019incarnent dans des visages, des trajectoires, des vies fragiles qui trouvent dans la cr\u00e9ation une planche de salut. Julie Morin en t\u00e9moigne : \u00ab Dans le cadre du d\u00e9passement d\u2019un deuil, l\u2019expression artistique est assez marquante dans son r\u00e9sultat b\u00e9n\u00e9fique, elle transcende r\u00e9ellement les situations de perte. Pour les personnes souffrantes de ruminations c\u2019est aussi un rem\u00e8de que je dirais miracle, car il y a un vrai retour \u00e0 l\u2019instant pr\u00e9sent. \u00bb. Le deuil et les ruminations sont deux blessures humaines universelles. L\u2019un confronte au vide, l\u2019autre enferme dans une boucle sans fin. 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Julie le souligne : \u00ab Je dirais que l\u2019humain n\u2019est pas assez conscient de son potentiel et comme je l\u2019affiche en premi\u00e8re page de mon site internet www.artcotherapy.fr\u00a0:\u201cTout doit pouvoir \u00eatre lib\u00e9r\u00e9 de sa coque&#8230; Ne vous croyez pas \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur d\u2019une caverne, mais \u00e0 la surface d\u2019un \u0153uf\u201d, citation d\u2019Andr\u00e9 Breton. On ne voit qu\u2019une partie de nos possibilit\u00e9s et ressources, l\u2019autre partie ne demande qu\u2019\u00e0 \u00eatre explor\u00e9e et mise en lumi\u00e8re, et lorsque nous faisons sa rencontre c\u2019est un grand moment que l\u2019on s\u2019offre. Ce m\u00e9tier est inspirant, il est fait d\u2019histoires personnelles de r\u00e9ussite et de surpassement. Il est en soi la d\u00e9monstration de la r\u00e9silience humaine. \u00bb. Les neurosciences confirment aujourd\u2019hui ce que les po\u00e8tes savaient d\u00e9j\u00e0 : cr\u00e9er active les zones c\u00e9r\u00e9brales de la m\u00e9moire, de l\u2019attention, du plaisir. C\u2019est comme rallumer des \u00e9tincelles l\u00e0 o\u00f9 l\u2019\u00e9preuve avait plong\u00e9 l\u2019esprit dans l\u2019ombre. Et si nous n\u2019utilisons qu\u2019une partie de notre potentiel, c\u2019est souvent parce que nous n\u2019osons pas franchir la coque dont parle Andr\u00e9 Breton. L\u2019art est pr\u00e9cis\u00e9ment ce qui fissure la surface, pour r\u00e9v\u00e9ler un espace plus vaste, insoup\u00e7onn\u00e9. Ces mots sont un rappel : nous sommes bien plus vastes que ce que nous croyons. L\u2019art, en brisant la coque du silence et du refoulement, r\u00e9v\u00e8le des forces insoup\u00e7onn\u00e9es. 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Apr\u00e8s avoir franchi le seuil de l\u2019atelier des \u00e9motions, nous d\u00e9couvrons aujourd\u2019hui comment l\u2019art accompagne les existences bless\u00e9es. Loin d\u2019\u00eatre un simple exutoire, il devient parfois ce souffle retrouv\u00e9, cette respiration qui permet de continuer \u00e0 avancer. Depuis la nuit des temps, les \u00eatres humains ont cherch\u00e9 \u00e0 donner une forme \u00e0 leur douleur pour la rendre supportable. Les larmes seules ne suffisent pas toujours : alors viennent les chants fun\u00e9raires, les danses de gu\u00e9rison, les fresques collectives, les r\u00e9cits transmis de g\u00e9n\u00e9ration en g\u00e9n\u00e9ration. Chaque culture a invent\u00e9 des rituels artistiques pour apprivoiser la perte et ramener la vie. 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L\u2019art agit ici comme une respiration nouvelle : il donne forme \u00e0 l\u2019absence, il brise le cercle des pens\u00e9es r\u00e9p\u00e9titives. Ce que l\u2019on ne parvient pas \u00e0 dire, un geste ou une couleur peuvent parfois l\u2019exprimer. Ce que l\u2019on croyait fig\u00e9 peut alors se remettre en mouvement. C\u2019est cette bascule subtile que l\u2019art favorise : passer de l\u2019\u00e9touffement \u00e0 l\u2019ouverture. Un pinceau qui apaise le vide laiss\u00e9 par un \u00eatre aim\u00e9. Une danse qui ram\u00e8ne au pr\u00e9sent celui qui ne cessait de ressasser. Une m\u00e9lodie qui d\u00e9noue les larmes contenues. Ces gestes ne remplacent pas, mais ils r\u00e9parent. Ce que l\u2019art nous apprend de l\u2019humain Ces histoires rappellent que l\u2019art-th\u00e9rapie n\u2019est pas seulement une pratique individuelle, mais une d\u00e9monstration vivante de la r\u00e9silience humaine. Julie le souligne : \u00ab Je dirais que l\u2019humain n\u2019est pas assez conscient de son potentiel et comme je l\u2019affiche en premi\u00e8re page de mon site internet www.artcotherapy.fr\u00a0:\u201cTout doit pouvoir \u00eatre lib\u00e9r\u00e9 de sa coque&#8230; Ne vous croyez pas \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur d\u2019une caverne, mais \u00e0 la surface d\u2019un \u0153uf\u201d, citation d\u2019Andr\u00e9 Breton. On ne voit qu\u2019une partie de nos possibilit\u00e9s et ressources, l\u2019autre partie ne demande qu\u2019\u00e0 \u00eatre explor\u00e9e et mise en lumi\u00e8re, et lorsque nous faisons sa rencontre c\u2019est un grand moment que l\u2019on s\u2019offre. Ce m\u00e9tier est inspirant, il est fait d\u2019histoires personnelles de r\u00e9ussite et de surpassement. Il est en soi la d\u00e9monstration de la r\u00e9silience humaine. \u00bb. 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Mais il ouvre une possibilit\u00e9 pour demain. Il invite \u00e0 vivre \u00e0 nouveau, diff\u00e9remment, plus l\u00e9ger, avec ce qui demeure et ce qui s\u2019invente. L\u2019art ne gu\u00e9rit pas d\u2019un coup de baguette magique, mais il accompagne : il trace un chemin, il redonne de l\u2019\u00e9lan, il rappelle que sous les d\u00e9combres d\u2019une \u00e9preuve, une vie peut encore circuler. Et vous, avez-vous d\u00e9j\u00e0 trouv\u00e9 dans la cr\u00e9ation une mani\u00e8re de traverser une perte, un doute, un trop-plein de pens\u00e9es ? Dans le prochain article, \u00ab Devenir cr\u00e9ateur de sa gu\u00e9rison \u00bb, nous verrons comment l\u2019art peut s\u2019int\u00e9grer dans nos vies de tous les jours, comme une ressource simple et accessible, au-del\u00e0 m\u00eame des s\u00e9ances d\u2019art-th\u00e9rapie. Julie Morin nous \u00e9clairera une fois de plus de son regard d\u2019experte et de praticienne. 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