Je te rêve
Le désir me veille au cœur de la nuit.
Il glisse sous ma peau comme un souffle brûlant,
Une fièvre lente, patiente, dévorante.
Je pense à ta bouche, à tes mains,
à l’ombre de ton corps qui me cherche
dans le silence tendu de l’attente.
Chaque battement est un appel,
chaque soupir, une supplique.
Je t’imagine, là, si proche
tes hanches contre les miennes,
ta langue en éclats de lumière
sur mes zones de vertige.
Je me tends vers toi,
animal nocturne affamé de toi,
jusqu’à me perdre dans l’idée même
de ta chair contre la mienne,
de ce oui muet qui m’embrase
avant même que tu viennes.
Et quand je ferme les yeux,
je ne dors pas :
je te rêve.


